Présentation

La compagnie du Pas Suivant

En quelques mots, s’il faut en choisir : Théâtre / Engagement / Littérature / Témoignage / Expérience / Exil / Catharsis / Adaptation / Pluridisciplinarité / Multilinguisme / Collaborations / Nécessité / Monde / Jeu / Conscience.

La compagnie du Pas Suivant est une compagnie de théâtre, née en 2011, et actuellement basée en région île de France, à Pantin. Elle est dirigée par la comédienne de formation et metteuse en scène Aurélie Ruby. Son point de départ fut le désir d’aller voir de l’autre côté. D’affiner une vision, en changeant de rôle. La pauvreté des messages délivrés par les personnages féminins dans le théâtre classique et post-moderne, donnèrent rapidement à la jeune comédienne le désir d’initier et de monter un projet qui fait sens plutôt que de se soumettre à une imagerie désuète. Malgré l’amour pour la littérature, force est de constater que le théâtre est un art du présent, et que sa plus grande vertu est qu’il permet de délivrer un espace d’expérience, donc un message puissant. Il rassemble, il offre la possibilité d’une catharsis. Dans la mise en scène, il est possible d’explorer une autre dimension de cet art. Le « Pas suivant », parce que le théâtre est un mouvement perpétuel, un art qui vit, meurt et ressuscite en permanence, un art qui tisse, pas à pas, le long chemin d’une vie de recherche.

Dans son processus de travail, la compagnie a depuis ses débuts pour objectif de générer un espace d’expression, de pensées, de vérités, de libertés. Un espace d’humanité, dans lequel on puisse questionner tout en prenant plaisir au jeu, dans lequel le théâtre n’est pas une tour d’ivoire et l’artiste un étranger. L’amour des grands auteurs qui hantent et des contemporains qui cherchent, la pluralité des points de vues, le partage d’une expérience et de la quête d’une parole invisible en sont la boussole. Il s’agit de mettre en place une pensée vivante de la scène. Parce qu’on l’a compris aujourd’hui ; nous sommes tous dans le même bateau. Parce qu’il y a une urgence. Un état d’urgence, face auquel l’artiste doit se positionner.

– La compagnie du Pas Suivant accueille comédiens, metteurs en scène, performeurs, plasticiens, photographes, vidéastes, graphistes, danseurs, musiciens, techniciens, amateurs d’art, reporters, toutes nationalités et langues confondues, qui s’engagent autour de cette interrogation motrice :

« Qu’avons-nous à dire au monde, qu’avons-nous à dire du monde, nous, trentenaires, génération tours jumelles, capotes, écologie, plan Vigipirate et printemps arabes ? »

– Elle défend un théâtre qui a  pour première vertu d’offrir un espace partagé de conscience, de résistance et de rêve, et non un arrêté populiste ou purement élitiste.

– Elle défend l’idée qu’il n’y a aucune frontière entre l’art et « l’action culturelle et sociale », parce que l’art théâtral est par définition inscrit dans une époque et une société, dont il se fait reflet et au sein de laquelle il agit.

Comment pouvons-nous dire « JE » ?
Comment pouvons-nous dire « NOUS » ?
Passer cette frontière. Pas à pas.
Annihiler cet exil. Choyer cet exil.
Donner au théâtre sa vertu cathartique. Maïeutique.
Son origine ancestrale. Le rituel.
Exprimer la violence et en cela éradiquer la violence.
Désacraliser, tout en gardant conscience. Sacraliser, tout en gardant conscience.
Partager les expériences. Dialoguer les exils. Percer les abcès collectifs.
Accepter que nous soyons maintenant tous dans le même bateau. Ramer.
S’engager, militer mais seulement pour la paix. La paix.

« Je ne crois pas que le théâtre soit une fin en soi. Je crois qu’il est un moyen de survie et d’expression, au même titre que les autres arts, au même titre que beaucoup d’autres domaines. La réalité se situe dans l’essence, la foi et la folie de ceux qui exercent ce qu’ils exercent, qui se donnent à un désir de justice et de vérité, et qui découvrent la multiplicité des vérités et l’impossibilité de justice. L’art est un outil d’humanité, un vecteur de sensations et de reconnaissance, un gage d’empathie. En cela les auteurs morts sont un socle, et les auteurs vivants une tentative de résistance. Une compagnie de théâtre est aussi un outil étrangement indéfini, qui permet la création. Une compagnie se crée, au fur et à mesure des projets et des collaborations, une identité qui lui est propre. Je ne veux pas non plus oublier qu’une compagnie est une association. En cela elle peut être espace de partage et de dialogue. »  Aurélie Ruby

Ses créations : Nuits Blanches, Dostoievski / Le temps des contes est révolu, seul en scène, Dostoievski / L’Histoire du théâtre en deux leçons, création pédagogique / Modern’art, une invitation à aimer l’art, création pédagogique / Winter Guests, expériences d’Exil, création avec de jeunes syriens réfugiés en France, interprétant leurs propres rôles / PESTE ! Si l’on écoutait les rescapés, d’après Camus. Mais aussi des ateliers, des lectures franco-arabes, des workshops européens et internationaux.

Ses inspirations, phares et bouées : Le théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, Le théâtre et son double d’Artaud, les rituels amazoniens, Dostoievski, Camus, la danse butô, Beckett, Molière, Racine, le théâtre de l’opprimé, Peter Brook, Partice Chéreau, Benoîte Groult, Joumana Hahad, le roman graphique, Bergman, Ken Loach, le film documentaire, le reportage de guerre, le cinéma russe…

Ses partenaires : Entre 2011 et 2014, la région et DRAC Limousin, la scène conventionnée de Bellac, la scène Nationale d’Aubusson, les Centres culturels de la ville de Limoges, Le théâtre de la Passerelle et le théâtre Expression 7. Depuis 2014, le ministère des affaires étrangères, le théâtre de l’échangeur, Amnesty Internationale, France terre d’asile, La ferme du buisson scène nationale, le Centre alternatif de Création le Chêne, le théâtre de l’Aquarium, l’INALCO, Confluences, la ville de Pantin.

Cie du Pas Suivant.

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